Police Territoriale Gardes Champêtres  
 
  Au secours de la Ruralité, en Danger ! 25/11/2017 07 07 26 (UTC)
   
 



Lettre
OUVERTE AUX ÉLUS DE LA RÉPUBLIQUE

 

 

L'espace rural en France couvre 80% du territoire
et concerne près du quart de la population nationale.
Aujourd'hui, sur le territoire d'une commune,
les pouvoirs de police appartiennent essentiellement au maire et,
dans certains cas, au préfet.

Les pouvoirs et les devoirs des élus ruraux
demandent une application stricte de leurs décisions
.
En effet, qu'il s'agisse du contrôle de la circulation des animaux,
des pratiques de la chasse, de la surveillance du domaine agricole et forestier,
ou de la protection du patrimoine naturel,
les champs d'intervention en matière de police rurale sont nombreux et variés.

A l'heure où l'on prône haut et fort la protection de l'environnement,
élevée au rang des droits de l'Homme et du Citoyen,
nous formulons le vœu que cette protection
ne soit pas qu’une déclaration de circonstance et sans lendemain !

Qui restera,
dans ces communes de la France dite profonde
pour faire appliquer les lois de la République,
les arrêtés du préfet,
le règlement sanitaire départemental,
les arrêtés du maire en matière de police rurale ?

Qui pourra faire respecter la Loi ?

Le Ministère de l’Ecologie et ses directions régionales,
en voie de disparition ou de regroupement,
ne disposent que de quelques milliers de fonctionnaires
dont la plupart ne sont pas sur le terrain
parce qu’il leur faut gérer la « grande lessiveuse » à textes.

Le ministère compte sur les gendarmes.
Or, ayant la responsabilité de territoires toujours plus vastes,
ceux-ci ont d’autres chats à fouetter si vous me permettez l’expression.

Qui d’autres ?

  • Les techniciens de l’environnement, en sous-effectif chronique, surveillent surtout chasseurs et pêcheurs à la ligne ;
  • Les gardes moniteurs des parcs nationaux ne sont même pas assez nombreux pour assurer les comptages et autres formalités administratives dans leurs territoires, qui plus est démunis face aux braconniers qui sont eux « armés »;
  • Les conservateurs de réserves naturelles sont trop souvent seuls pour un trop grand territoire ;
  • Les agents de l’ONF voués en priorité et de plus en plus à la productivité de l’organisme public (à caractère industriel et commercial).

Tout le monde a d’autres choses à faire
que de traquer le tueur d’oiseaux ou de mammifères,
les cueilleurs de fleurs ou de plantes protégées,
les ramasseurs clandestins de grenouilles ou d’insectes,
les pollueurs et destructeurs de tout acabit,
et de surveiller quotidiennement rivières ou fumées.

Personne n’a le temps
pour faire respecter le milieu naturel
et analyser un ru ou une rivière à la moindre pollution
ou déceler quelque départ de feu d’incendiaire criminel.

Personne !
pour éduquer l'usager de ce milieu fragile,
les campeurs indélicats laissant leurs déchets ça et là
ou faisant des feux en plein milieu des bois ou forêts….
Sans oublier les conducteurs de quads ou de 4x4
qui pensent que l'espace naturel est un terrain de « jeu »
sans réaliser qu’ils peuvent y occasionner des dégâts irrémédiables...

Bientôt, les seuls guetteurs
qui resteront à courir d’un animal protégé à l’autre,
d’une rivière polluée à un fleuve gâté,
à ramasser les reliefs de notre surconsommation…
Seront les activistes du milieu associatif,
s’épuisant dans une course poursuite sans moyens.
Devant les tribunaux, correctionnels ou administratifs,
partie civile, plaignants, experts,
on ne rencontre que les associations,
le ministère étant systématiquement absent de ces procès
qui sont autant de rappels au nécessaire respect de la loi.

Face à ce vide, cette désertification [de l’autorité],
que peut faire l’élu responsable
qui veut sauvegarder le patrimoine naturel de sa commune ?

Il peut s’adjoindre les services d’un acteur de terrain
trop souvent oublié

mais pourtant toujours bien vivant,
à savoir : le Garde Champêtre territorial,
policier rural par excellence !

Garants des élus ruraux autant que des lois de la République,
il reste aujourd’hui quelque deux mille gardes champêtres territoriaux,
agents spécialistes de la police rurale
,
nantis des pouvoirs intrinsèques
à leur territoire de compétence : la campagne !

Dans son rapport sur la professionnalisation des polices municipales,
le préfet Ambrogianni reconnaît d’ailleurs le garde champêtre
comme le représentant désigné des communes rurales.

Il reste le seul "policier" aux cotés des gendarmes départementaux sur le terrain,
en relation de confiance et de proximité avec l'administré.
Gardien de ces espaces ruraux qui font de notre pays de France
un joyau environnemental...
Mais pour combien de temps encore ?

Laisser ces espaces sans surveillance, ce serait, finalement,
avouer l'inutilité de faire quelques lois et règlements
ou encore de prendre quelques arrêtés de police.

Bref, cela reviendrait à gaspiller du temps et du papier
si l’on n’a pas l'agent adéquat sur le terrain
pour informer l'usager, l'éduquer,
voire sévir si nécessaire dans le strict respect des lois.

Les Gardes champêtres de France
veillent sur le patrimoine naturel national
,
pour chacun de son ban communal ou intercommunal.

C'est leurs MÉTIER et VOCATION depuis plusieurs siècles !

Pourquoi alors priver les élus ruraux
dont les charges sont plus pesantes que leurs collègues urbains,
avec des responsabilités accrues sur l'identité du territoire agreste,
du soutien de ce bras policier qu'est le garde champêtre territorial ?

On leur a déjà enlevé les écoles, les bureaux de poste ....
L’espace rural Français
va-t-il devenir une "réserve indienne", un no man’s land ?

Une commune rurale sans garde champêtre, c'est comme un bocage sans haies !

La diversité et la sécurité en sont les premières victimes.

Les maires avisés et prévoyants des communes
et des communautés de communes rurales
qui emploient des gardes champêtres
savent pertinemment que les compétences de leurs agents
sont infiniment supérieures à celles des agents de police municipale
(au moins d’un tiers en vertu des pouvoirs de polices spéciales).
Ces élus ont conscience que
le Garde champêtre est le policier de la ruralité par excellence !

Il est temps de réagir
pour préserver la tranquillité de nos campagnes,
le patrimoine naturel de nos communes rurales,
de nos espaces naturels,
de l'environnement des générations futures.

Par conséquent,

AIDEZ-NOUS à SAUVER LE GARDE CHAMPÊTRE
dont l’identité est intimement liée à la ruralité
que nous nous devons de promouvoir et de protéger.

Recevez nos salutations respectueuses.

Le Garde Champêtre Major CHEVRIER Paul

Secrétaire général du Syndicat National Autonome

des Gardes Champêtres Contemporains

Résidence Les Genévriers B –
06470               VALBERG

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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